Coussins doudous

Parce que la retraite, ça sert aussi à faire des coussins doudous qui font plaisir.
Ça commence par un, puis les choses s’enchaînent et ça continue, pour faire des cadeaux.
Puis ensuite viennent des commandes, et les créations se complexifient…

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Et une commande pour un amoureux de la mer aux yeux bleus, et une autre pour un musicien un peu rockeur!

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Celui-ci est un patron fantaisiste de Burda

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Parce que la retraite ça sert aussi à faire des coussins-doudou qui font plaisir.

Le défi des couleurs

Quand on débute un nouveau projet, le défi est de trouver des tissus aux couleurs qui, à la fois, s’agencent bien ensemble, conviennent à la pièce qu’on veut réaliser, et seront appréciées des personnes à qui le projet est destiné.

D’abord trouver un premier tissu avec un motif ou sujet accroche-coeur. Ici, il est représenté par le carré central du motif, avec des petits personnages et des scènes bucoliques. Et ensuite, lui agencer des tissus qui vont chercher les couleurs qu’on y retrouve.

C’est la quête que j’ai faite samedi dernier, dans deux magasins de tissus un peu déserts. C’est amusant, et les possibilités sont immenses tant la variété de tissus est grande.

Les napperons de la résistance

Nous sommes maintenant samedi le 21 mars en après-midi.

Ce matin, voyant qu’il ne me restait plus assez d’aucun des 5 tissus différents pour faire les endos des napperons d’une seule pièce et d’un même tissu, comme l’aurait normalement voulu la rectitude de ce genre de projet, j’avais songé à faire une petite tournée au magasin pour aller chercher un mètre supplémentaire du tissu à petits motifs.

Puis, je me suis ravisée, premièrement pour respecter la consigne de rester à la maison (COVID-19), voilà pourquoi j’ai surnommé ces napperons « LES NAPPERONS DE LA RÉSISTANCE », en phase avec cette époque dont on se souviendra.

Et deuxièmement c’était aussi pour répondre à l’appel du défi un peu serré de constituer des endos-patchwork identiques avec les pièces éparses qui me restaient. Un défi géométrique et mathématique j’vous dis. Mais voilà, le résultat est là. À noter que je me suis moi-même compliqué la vie car au départ j’étais supposé faire deux napperons seulement, puis j’ai défié la chance en taillant 4 dessus.

Dans la colonne de gauche vous voyez les 4 pièces qui forment le dessus de 4 napperons. Et à droite les endos-patchwork qui ont avalé presque tout ce qui me restait des 5 demi-mètres que j’avais achetés pour l’ensemble de l’ouvrage.

Aucun gaspillage donc, et cela aussi fait partie de la philosophie de la courtepointe.

À suivre…

Projet en cours: 52 blocs 52 semaines

Il y a un peu plus d’un an j’ai commencé à participer à ce projet intitulé 52 blocs en 52 semaines, offert par l’Association canadienne de courtepointe. Un plan de bloc était fourni gratuitement chaque semaine, et au bout d’un an, plus 2 blocs supplémentaires, 54 blocs tous différents les uns des autres se sont empilés pour former une courtepointe complète.

J’ai monté deux séries de ces blocs, en deux harmonies de couleurs différentes. Ci-dessus on voit en gros plan quelques-uns de ces blocs en harmonie marine/mauve/vert, ainsi que l’ensemble des blocs disposés selon leur ordre d’arrivée.

Puis j’ai posé une bande marine unie entre chaque bloc pour les joindre, avec un accent vert aux croisements. Finalement une bande large, reprenant le marine, le vert et le motif 3 couleurs des blocs, entoure le tout.

La courtepointe déposée sur ma table de coupe donne une idée de sa grandeur, semblable à une petite nappe en somme. Très agréable à utiliser comme jeté en écoutant un bon film sur le divan… au coin du feu.

Prochaine étape: faire la finition des coins de la bande large, en onglet. Puis installation de la bourre, etc… J’y reviendrai plus tard avec de nouvelles photos.

La photo ci-dessous illustre les couleurs utilisées pour la deuxième série de blocs. Ils attendent leur tour pour une autre courtepointe, qui sera montée lorsque cette première sera terminée.

En suivant ce lien de l’Association canadienne de courtepointe, vous verrez une galerie de photos des réalisations d’autres participantes… dont les imaginations sont très très fertiles. C’est très intéressant de voir comment d’autres interprètent la même proposition.

On continue. J’ai achevé la finition des coins en onglet, après quoi la pièce est prête à mettre en sandwich, soit trois épaisseurs constituées de l’endos, de la bourre et de la pièce du dessus. Ici pour l’endos j’ai choisi une douce flannelette qui gardera bien au chaud, puis une bourre bien souple et pas trop épaisse faite de 70% coton et 30% polyester qui ne rétrécira pas trop et qui sera facile à piquer. En effet, j’ai l’intention de faire une partie du piquage à la main (une première expérience, et qui prendra du temps…)

On lisse et égalise bien le tout, recto-verso, et on met une tonne d’épingles pour que plus rien ne bouge. Le bord est faufilé. Prochaine étape, le piquage.
Le piquage est à la fois décoratif et nécessaire pour bien tenir les trois épaisseurs ensemble, et fait assez rapproché pour que la bourre reste bien en place.
Je ferai d’abord le carrelage marine à la machine, puis du piquage à la main dans chaque carré. Et finalement quelque chose de spécial pour la bordure.

À suivre…

Profiter de la chaleur de la courtepointe pendant un petit travail de rentrée de fils… devant une partie de hockey du CH… hi hi..
Elle est vraiment très confortable, agréable et souple. Je me félicite du choix d’un endos en flanellette et aussi du choix de la bourre. La très belle bourre Dream Blend naturelle 70-30.

Retraite aidant…

Nous sommes maintenant le 19 juin 2020. Avec beaucoup plus de temps à ma disposition, j’ai pu enfin finaliser ces deux projets en complétant le piquage et la bordure.
Le projet brun/blanc/saumon a été piqué à la machine. Mais j’ai voulu aussi expérimenter le piquage à la main selon la méthode traditionnelle de nos grands-mères. (Voir l’endos marine). C’est évidemment beaucoup plus long mais très satisfaisant et délassant.

Voilà donc deux jetés tout douillets sous lesquels il fera bon se glisser lorsque les soirées fraîches reviendront.

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Projets Défis personnels

En hors d’oeuvre, voici quelques petits projets que j’ai montés à titre de défi personnel. D’abord un sac confectionné avec les tout premiers carrés d’apprentissage du cours un. Puis un napperon à motif de noeud celtique que je trouvais intéressant et qui a aussi représenté un niveau de difficulté un peu plus élevé. Puis des mitaines de four en forme de coeur, qui peuvent aussi servir de sous-plats. Les plus grandes mains les trouveront un peu petits…

Deuxième cours: Les projets grandissent

Janvier 2019, la mission du deuxième cours est de réaliser un projet de la grandeur minimum d’un jeté, ou d’une couverture de bébé. Le travail d’assemblage se trouve donc complexifié, et la pièce plus difficile à manipuler pour le piquage.

Mais allons-y! D’abord choisir un modèle de courtepointe, un patron. Et comme on dit: «Il n’y a qu’en couture que le mot patron signifie modèle», hi hi..  Et des patrons, il y en a des masses, mais pour le moment on veut encore du «capacité débutant».

Ensuite choisir des tissus qui nous plaisent et assortir les couleurs. Alors là… c’est plus vite dit que fait! Car devant l’immensité du choix qui se retrouve devant nous sur les étals de magasins, on peut y passer une journée entière à tenter des assortiments.

Et finalement on fixe quelques choix et on part en imaginant déjà l’effet fini.
Voyons d’abord un aperçu du bloc (carré de base) qui sera reproduit en douze exemplaires.
Les blocs ont ensuite été assemblés en insérant une bordure (sashing) entre chacun. Ici le noir a été choisi agrémenté d’un petit carré gris/bleu aux intersections.

Le dessus a ensuite été complété par un cadre constitué de deux largeurs et couleurs différentes de bordures, puis assemblé et piqué avec l’épaisseur de bourre et le coton du dessous. On peut voir ci-dessous quelques détails du piquage ainsi que la pièce finie. C’était mon tout premier piquage en style libre!

En suivant les mêmes étapes, j’ai confectionné une deuxième courtepointe, plus grande cette fois-ci, et qui m’a vraiment donné des sueurs froides de terreur pour le piquage! Voici le bloc de base, que j’ai alterné avec un bloc uni.

Pour donner quelque chose comme ceci:

Tétanisée devant le défi de faire du piqué libre sur une pièce d’une telle grandeur (c’est que ça prend de la place sur la machine, et ça n’obéit pas au doigt et à l’oeil hein…), je me suis résolue à faire de simples lignes aux couleurs alternées de l’étoile, et légèrement vaguées, avec l’aide du pied marcheur de la machine. Le piquage complexe, je suis encore trop petite pour ça…
Mais elle me couvre très bien pareil chaque nuit!

Noël 2019

Avant de vous parler de mon deuxième cours de courtepointe, j’aimerais faire un saut dans le temps pour vous présenter des napperons que j’ai faits pour répondre à des commandes destinées à être offertes en cadeaux de Noël.

En voilà d’abord quelques-uns:

Ils ont tous la particularité de comporter une pochette pour insérer les ustensiles, et de pouvoir se rouler et attacher pour les ranger. Ce sont des napperons destinés pour le lunch au travail ou à l’école.

Puis j’ai fait aussi ceux-ci avec un motif de Noël. À cause de son beau motif en soi, j’ai trouvé plus approprié de le laisser tel quel sans le découper en piéçage, mais j’ai seulement piqué pour accentuer les motifs.

Ces napperons n’ont pas de pochettes ni d’attaches.

Une commande en attirant une autre, lorsque j’ai montré ces napperons de Noël à quelques collègues de travail, l’un d’eux m’a fait savoir qu’il aimerait bien en avoir une douzaine pour chez lui!! Ce sera pour Noël 2020 lui répondis-je!
Et voilà qu’ils sont maintenant prêts et livrés. 12 comme ceci! Ouff! C’est du boulot!

Les commandes c’est bien, c’est stimulant, mais j’avoue que ça me crée un petit stress à savoir si ça va vraiment plaire au demandeur, si ça correspond à ce qu’il attend. Je me sens plus à l’aise quand je crée selon mon inspiration du moment, et si ensuite l’article est choisi c’est parce qu’il plaît vraiment.

Restez à l’écoute, d’autres projets et réalisations suivront bientôt!

Au revoir et merci de votre attention!

Cours de base

Septembre 2018, mon premier cours de courtepointe à la machine avec prof Sylvie. Confection de trois napperons selon des motifs de base. Préparation du tissu… bien repassé. Technique de mesure, de coupe au couteau rotatif. Couture au quart de pouce. Précision, précision, précision. Ajustement parfait des carrés, des triangles, des coutures l’une sur l’autre…

Apprentissage de nouveaux termes, en anglais pour la plupart: quilting, flying geese, motif north star, batting, backing, binding, mise en sandwich… Piquage… de base quand même. Ce sont de petites surfaces à piquer. La journée passe vite. L’ambiance est excellente.

Je suis contente de mes premiers pas. Nous projetons un deuxième cours en janvier 2019 pour confectionner une pièce plus grande qui nous permettra d’assembler plusieurs blocs et pratiquer la technique de mise en sandwich* de plus grandes pièces.

C’est cette «sandwich» qu’il faudra ensuite piquer. Le piquage constitue une bonne part de la personnalité d’une courtepointe. Les harmonies de couleurs et le choix du motif de piéçage en sont les autres colonnes.

Une fois piquée la pièce est équerrée, c’est-à-dire taillée en coupe nette et à l’équerre pour avoir des angles bien droits et des côtés égaux.

Pour finir, c’est la pose du binding, le bord de finition. Et vient le contentement de tenir l’oeuvre complétée. L’oeil critique n’est jamais bien loin, mais on se dit qu’on fera mieux la prochaine fois. Chaque étape comporte ses défis et son propre agrément. Pendant ce temps-là, on ne pense pas à ses petits bobos, et on a le coeur en joie!

Et j’ai offert celui que je trouvais le plus beau des trois napperons à ma soeur Annette pour son 80ième anniversaire. C’était peu de chose, vraiment, une pièce modeste, un premier jet, comme une enfant offre son dessin à la personne qu’elle aime.

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*Sandwich: 3 épaisseurs constituées du backing (tissu de l’endos), du batting (la bourre), et de la pièce principale, le dessus.